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	<title>Risques des emballages Archives - Logistique Magazine</title>
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		<title>Risques économiques liées à l’utilisation des emballages traditionnels pour vivres frais</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 15:24:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Emballage]]></category>
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<p>L’utilisation des emballages traditionnels expose les vivres frais aux multiples risques qui influencent la qualité et la quantité du produit. Ces risques sont dus à des éléments que nous pouvons appeler les facteurs amplificateurs du risque. Ce sont les effets de coupure, le percement, la compression, les chocs collatéraux et les facteurs de l’environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Effets des coupures ou percements des emballages par des objets pointus ou tranchants</h3>



<p>Les coupures et les percements sont des dommages causés par des échardes de bambou à l’intérieur des cageots, des clous ou des agrafes à l’intérieur des caisses, des arêtes vives qui transpercent la peau des vivres frais. Cette lésion entraine une perte d’eau, une décomposition des produits frais surtout au cours du trajet sur de longues distances. En outre, elle entraine une décoloration interne des produits endommagés, et dégrade leur goût. De même, les emballages tels que les cageots et les sacs de jute/filets, en raison de leur caractère fragile, peuvent être percés par des objets pointus qui endommagent les produits à l’intérieur (observation directe du terrain).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Effets liés à la compression, aux chocs collatéraux et à la variété du produit emballé</h3>



<p>Lorsque les cageots sont remplis, les vivres frais sont compressés au cours du transport. Cette situation a pour conséquences le ramollissement, l’écrasement et la dégradation rapide des produits frais en particulier la tomate. Des enquêtes menées, il ressort que ces chocs sont liés au fait qu’on laisse tomber les cageots ou les sacs de jute, au démarrage/arrêt brutal des véhicules, qui s’accompagnent régulièrement d’une secousse des colis emballés. Cela entraine la disjonction des arêtes, des couvercles. Certaines variétés des produits frais du fait de leur nature sont exposées à la dégradation qualitative. C’est l’exemple de la tomate. Il existe plusieurs variétés de tomates à savoir le Rio, la Marmande, le monarque, les olivettes. Parmi ces variétés, les olivettes et le monarque pourrissent rapidement quel que soit l’emballage utilisé, ou que la manutention soit bonne ou mauvaise.</p>



<p>La qualité des vivres frais dépend en partie du traitement phytosanitaire dont ils sont l’objet au niveau des champs. Autrement dit, la plupart des vivres frais vendus sur le marché sont fortement concentrés en engrais chimiques. Lorsqu’ils sont récoltés avant leur maturité complète, ils se détériorent rapidement. Par exemple pour le poivron, lorsque les engrais sont utilisés en surdose, sa teneur en eau devient très élevée. Ce qui fait que le produit se fragilise au moindre choc ou à la moindre élévation de la température. La pourriture apicale résulte d’un excès de sel dans le sol, causé par l’utilisation d’eau à forte salinité, ou bien par l’irrigation en quantités d’eau insuffisantes pendant la saison sèche. Cette carence rend les produits frais très fragiles. L’on peut réduire la quantité de sel dans le sol par le biais du lessivage qui consiste en une ou plusieurs applications d’eau d’irrigation libre de sels (normalement au cours de la saison des pluies) dans des conditions de drainage adéquats.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dommages liés aux facteurs de l’environnement&nbsp;: l’eau, l’humidité et les attaques cryptogamiques</h3>



<p>Les produits emballés sont exposés aux dommages causés par les paramètres environnementaux comme la chaleur, l’humidité, les insectes et les bactéries. Dans une certaine mesure, la combinaison des réactions cataboliques précipite la dégradation des vivres frais et les rend impropres à la consommation humaine. Les sacs de jute/filets et les cageots sont perméables à l’eau. Les régions du Cameroun enregistrent une forte pluviosité pendant la période de grande récolte. Ce qui signifie que les vivres frais sont exposés en permanence aux intempéries comme la pluie et la chaleur. Le premier effet de ces derniers sur les produits frais est la modification de leur couleur, le ramollissement des produits. Également, l’humidité entraine la moisissure. Et par un effet d’entrainement, tous les produits emballés sont infestés et la moisissure bénéficie de ces conditions qui lui sont favorables pour se développer rapidement.</p>



<p>Les insectes, amplificateurs du processus, proviennent soit des caisses, soit des vivres frais eux-mêmes. L’effet direct est la multiplication des plaintes des consommateurs qui retrouvent des parasites dans les produits emballés. La détérioration des vivres frais entraine ainsi la diminution considérable des quantités. Bien qu’ils se prêtent bien au transport des vivres frais tant sur les courtes que sur les longues distances, chaque type d’emballage utilisé comporte des facteurs de risque.</p>



<p>Source : <a href="https://journals.openedition.org/vertigo/15429#tocto2n9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Open Edition Journals</a></p>
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		<title>Risques environnementaux des emballages traditionnels de vivres frais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NTMG]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 15:07:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Emballage]]></category>
		<category><![CDATA[Logistique]]></category>
		<category><![CDATA[Risques des emballages]]></category>
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					<description><![CDATA[Contrairement à ce que l&#8217;on pourrait penser, l&#8217;utilisation des emballages traditionnels de vivres frais au Cameroun n&#8217;est pas sans conséquence sur l&#8217;environnement. Celà favorise notemment la dégradation de l&#8217;environnement physique&#8230; ]]></description>
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<p>Contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait penser, l&rsquo;utilisation des emballages traditionnels de vivres frais au Cameroun n&rsquo;est pas sans conséquence sur l&rsquo;environnement. Celà favorise notemment la dégradation de l&rsquo;environnement physique par le prélèvement de la matière première et autres forme de pollution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un prélèvement de matières premières devenu abusif dans les forêts de raphiales</h2>



<p>L’utilisation accrue des emballages de vivres frais contribue à la dégradation de l’environnement physique des zones urbaine et rurale en effet, le prélèvement de matières premières indispensables pour la fabrication de ces emballages est devenu abusif dans les raphiales. Cette attitude ne prend pas en considération le taux de régénération des raphiales. Il s’agit des raphiales pour les cageots, du bois pour les caisses en bois, de la paille et des feuilles de bananier pour le calibrage. Cette dégradation est perceptible par le recul considérable de la surface jadis occupée par les raphiales. Les parties dénudées sont aujourd’hui occupées par les cultures maraichères (légumes-feuilles, piment, plantes condimentaires, poivron. etc.) en association avec les autres cultures de contre saison comme le maïs.</p>



<p>Cette activité génératrice de revenus pour les populations agricoles est un facteur de risque pour l’environnement. Par exemple, il est mentionné des indicateurs comme la baisse du niveau de la nappe phréatique de l’ordre de 3&nbsp;cm en moyenne, selon les enquêtes de terrain et les données ombrothermiques fournies par le poste agricole de Baigom et la baisse du niveau de la nappe phréatique de l’ordre de 3&nbsp;cm est la moyenne concentrée sur les années 2012 et 2013. Ces deux années qui n’ont pas enregistré des précipitations abondantes se sont caractérisées par des périodes pluvieuses anormalement sèches sur le plateau Bamoun tels que mars, avril et octobre, soit six mois de saison sèche. Ceci dans une zone écologique qui fait partie du climat équatorial d’altitude avec normalement neuf mois pluvieux (Tsalefac, 1999). Ainsi, on peut établir que le fort prélèvement des matériaux primaires dans les raphiales, la diminution des espèces végétales et la migration de la faune vers les autres biotopes ont contribué à cette baisse inquiétante du niveau de la nappe phréatique.</p>



<p>Pour avoir une idée de l’impact environnemental des emballages, nous avons interrogé 44 fabricants de cageots de trois sites maraîchers, dont 19 fabricants à Foumbot, 15 fabricants à Baїgom et 10 fabricants à Mangoum. Les informations que nous avons recueillies révèlent que chaque fabricant produit 30 cageots en moyenne par jour,&nbsp;et 2 cageots sont fabriqués pour un bambou utilisé. De même, un pied de raphiale correspond approximativement à 5 m<sup>2</sup>&nbsp;et compte 27-30 bambous. En appliquant le principe de la règle de trois et sur la base des estimations moyennes reçues des fabricants d’emballages, nous avons déterminé le taux de déforestation des raphiales dans le bassin agricole de Foumbot et ses environs.</p>



<p><strong>Ampleur du recul des raphiales dans le bassin maraîcher de Foumbot.</strong></p>



<figure id="Table4" class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td></td><td><strong>Nombre moyen de Bambous utilisés/jour/fabricant</strong> <strong>(BUJF)</strong></td><td><strong>Nombre de Bambous utilisés/semaine/fabricant (BUSF)</strong></td><td><strong>Superficie moyenne de raphiales dégradée en m<sup>2</sup>/semaine</strong> <strong>(SMRDS)</strong></td><td><strong>Superficie moyenne de raphiales dégradée en m<sup>2</sup>/mois (SMRDM)</strong></td></tr><tr><td>Estimation chiffrée du recul des raphiales</td><td>15 bambous</td><td>105 bambous</td><td>92&nbsp;m<sup>2</sup></td><td>2730&nbsp;m<sup>2</sup></td></tr></tbody></table></figure>



<p>Source&nbsp;: enquêtes de terrain, juillet-août 2013.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une mutation spatiale irréversible des raphiales et forêts-galerie de Foumbot et ses environs</h2>



<p>La dégradation progressive des raphiales et du petit bois de la région de Foumbot et ses environs s’est accompagnée depuis le début des années 2000 d’une mise en valeur des zones à écologie fragile à des fins agricoles ou d’urbanisation. La parcelle progressivement déboisée encourage les producteurs maraîchers de plus en plus nombreux à l’intensification de la culture des vivres frais (en exemple, les légumes-feuille, du piment, des plantes condimentaires, etc.) Cette recomposition spatiale irréversible se généralise concomitamment avec le prélèvement abusif des matières premières pour emballage traditionnel dans les raphiales et dans les forêts-reliques des villages périphériques de Foumbot. Kouoptamo, Mangoum, Baïgom et Mfesset par exemple, connaissent un prélèvement non contrôlé des bambous et des lianes pour le conditionnement des spéculations agropastorales arrivées à maturité. Ce processus de recomposition rapide des écosystèmes à forte endémicité tels que les raphiales et la modification du microclimat local n’est pas sans conséquence sur sa riche biocénose composée des oiseaux, des reptiles et des petits primates contraints de migrer ailleurs. De plus, les espèces végétales comme Raphia venifera et les graminées aquatiques qui les supportent telles que Eichornia sp, Nymphea maculata, Commelina benghasensis (Tchokona S, 2001). Lorsque ces espèces végétales ne peuvent pas bénéficier des complémentarités des autres maillons prélevés dans leur biotope, elles sont simplement contraintes de disparaître. L’impact direct de cette disparition est la variabilité progressive du microclimat local avec comme conséquence une perturbation du calendrier agricole chez les producteurs agricoles. Il faut aussi considérer qu’une élimination d’un maillon entraine aussi une rupture de l’équilibre écologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les emballages traditionnels comme facteurs de pollution de l’environnement urbain</h2>



<p>Les emballages pour vivres frais utilisés dans les centres de collecte des produits maraîchers contribuent avec les déchets plastiques à la pollution de l’environnement physique des centres de consommation des vivres frais dans la mesure où une fois déchargés et dépossédés de leur contenu, les cageots, sacs de jute et autres emballages traditionnels sont rejetés dans la nature. Ces déchets d’emballages traditionnels, en encombrant la chaussée, contribuent à boucher les rigoles et les canalisations destinées à l’écoulement des eaux usées collectées. À Yaoundé, cette situation devient préoccupante parce que le pôle de distribution qu’est le marché Mfoundi s’est développé sur la rive droite de la rivière Mfoundi, principale ligne de collecte des eaux usées, amplificateur des inondations récurrentes de l’artère principale de cette ville. Cela est également vrai pour la rivière Nkoup, principal cours d’eau qui draine la ville de Foumbot située elle aussi à proximité du marché des vivres frais. À Foumbot, la caisserie, à travers ses machines qui émettent un bruit assourdissant au quotidien, contribue de même à la pollution de l’environnement.</p>



<p>Source : <a href="https://journals.openedition.org/vertigo/15429#tocto2n6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Open Edition Journals</a></p>
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